Emploi

Recrutements à la Sécurité sociale: « 92 % de nos salariés se sentent utiles dans leur travail »

Avec plus de 10 000 recrutements annuels en CDI, la Sécurité sociale et ses quelque 300 organismes employeurs comptent parmi les premiers pourvoyeurs d’emplois en France. Pour tous les profils et tous les âges, ce sont plus de 80 métiers et autant de trajectoires de carrières qui sont à découvrir. Explications avec Hélène Yvert, directrice du développement et de l’accompagnement RH à l’Ucanss.

Comment présenter la Sécurité sociale en quelques mots ?

Je représente l’Ucanss, la fédération des 300 employeurs de la Sécurité sociale. La Sécurité sociale, ce sont environ 150 000 salariés répartis dans différents organismes : les caisses d’allocations familiales (Caf), les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM), les Caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat), l’Urssaf… Ses 300 organismes sont répartis partout sur le territoire français, en métropole et en outre-mer, et sont juridiquement indépendants, en tant qu’organismes privés chargés d’une mission de service public. L’Ucanss les fédère et met en place des politiques RH transverses, sur le recrutement, l’accompagnement des managers, le handicap et la diversité… Il est important de rappeler que la Sécurité sociale est le service public avec le plus important budget en France, puisqu’on parle de plus de 600 milliards d’euros par an, collectés par l’Urssaf.

La Sécurité sociale fête cette année ses 80 ans et réunit en outre plus de 80 métiers, c’est bien cela ?

Oui, tout à fait. L’année dernière, nous avons recruté 12 000 personnes rien qu’en CDI et sur tous types de postes. Nous avons chez nous des métiers de la relation client, du juridique, d’inspection et de la lutte contre la fraude, du management, de la comptabilité, de l’informatique… Et en termes de volumes, là où l’on recrute le plus, c’est sur les métiers de l’accueil téléphonique et physique, et de la gestion de dossiers, mais aussi du travail social. Nous avons aussi des établissements de santé qui recrutent sur des postes de médecins, d’infirmiers, de sage-femmes… En somme, beaucoup de métiers en tension qui recherchent et recrutent constamment des candidats de tous les âges.

Il y a donc des opportunités pour des candidats de tous les âges et niveaux de qualifications ?

En effet. En plus des recrutements en CDI, nous accueillons un peu plus de 2 000 alternants chaque année, ainsi que des stagiaires et des CDD. Nous avons aussi près de 15 % de salariés qui sont à temps partiel, notamment dans nos établissements de santé. En matière de statuts et de types de contrats, certains de nos salariés sont des fonctionnaires détachés, mais cela reste des exceptions. Nous avons des conventions collectives de branche, nous sommes donc des salariés de droit privé dans des organismes ayant une mission de service public. Tous nos postes sont accessibles sans concours spécifique, à l’exception des inspecteurs du recouvrement qui doivent avoir une certification supérieure, et des fonctions dirigeantes, pour lesquelles une école nationale supérieure existe.

Comment accompagnez-vous la montée en compétences de vos salariés ?

Nous investissons beaucoup sur la formation professionnelle et le développement de l’employabilité. Plus de 80 % des salariés sont formés chaque année à raison de 40 heures en moyenne. Cela peut concerner des salariés qui souhaitent monter en compétences en décrochant, par exemple, un certificat de qualification professionnelle (CQP). Ce sont donc des formations internes qualifiantes et certifiantes qui peuvent permettre de gagner en responsabilité et de progresser dans sa carrière. C’est un des atouts de notre institution et cela participe à notre faible taux de turnover. Cela peut aussi se traduire par des changements de métiers au sein de l’organisation : nous avons entre 10 et 15 000 mobilités internes par an et près de 1 000 mobilités géographiques. J’ai moi-même commencé ma carrière en Loire-Atlantique, puis je suis venue en région parisienne : j’ai travaillé en CPAM, en Urssaf, dans les RH, dans la maîtrise des dépenses de santé…

Quelles sont les possibilités pour les profils en reconversion ?

Cela dépend des postes, mais on se forme beaucoup à l’arrivée au sein de la Sécurité sociale, il y a donc des possibilités sur une très grande partie de nos métiers. Nous avons des dispositifs de formation et d’intégration spécifiques pour les nouveaux embauchés. Il y a aussi beaucoup de reconversions en interne. Les gens qui nous rejoignent, ce sont souvent des profils qui ont déjà eu au moins une première expérience professionnelle. La moyenne d’âge à l’entrée se situe autour de 36 ans : nous souhaiterions la rajeunir en continuant d’attirer toujours plus de jeunes profils. Ce qu’il faut retenir, c’est que, quel que soit votre âge ou votre niveau de diplôme, il y a du travail pour vous au sein de la Sécurité sociale et vous pouvez candidater dans l’une de nos branches.

En quoi la dimension d’utilité publique est-elle un vecteur de sens important au sein de la Sécurité sociale ?

En premier lieu, la fierté d’appartenance, c’est quelque chose de très fort pour nos salariés. Chaque année, nous faisons un baromètre social à l’échelle de toute l’institution. En 2024, 92 % disaient ainsi se sentir utiles dans leur travail et leurs missions d’intérêt général. C’est un élément de motivation et d’engagement important, notamment parmi les personnes qui nous rejoignent. Plus qu’un sentiment, la perspective de travailler pour l’utilité générale apparaît dans les trois premiers motifs de candidature. Nous avons aussi un très bon climat relationnel : 9 salariés sur 10 disent entretenir de très bonnes relations avec leurs collègues, c’est un autre vecteur de motivation et d’engagement à mettre en évidence auprès de potentiels candidats.

Quels derniers conseils et informations peut-on donner aux candidats potentiels ?

Fin juin dernier, nous avons organisé la 3e édition de “La Semaine de l’emploi à la Sécu”, pour promouvoir les recrutements et les carrières dans les différentes branches, et faire connaître ces opportunités. On observe, chaque année, des pics de candidatures lorsqu’on mène ce genre d’opérations, mais nos employeurs recrutent toute l’année. Pour s’informer sur nos métiers, sur les événements à venir et pour candidater, il faut se rendre sur la plateforme en ligne lasecurecrute.fr. Toutes nos offres y sont publiées, avec des fiches métiers, des témoignages et des informations sur nos branches et nos conditions de travail.

Retrouvez l’intégralité de cet article dans le n°287 de Rebondir. Disponible sur notre boutique en ligne.

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