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Emploi des jeunes à l’étranger : le Volontariat international en entreprise va être renforcé

, par Fabien Soyez

Le gouvernement, qui souhaite aider les jeunes à trouver un emploi rapidement en cette période de crise, le fera aussi pour ceux qui souhaitent travailler à l’étranger. Franck Riester, le ministre délégué au Commerce extérieur et à l’attractivité, a ainsi annoncé un renforcement du Volontariat international en entreprise (VIE).

“On va mettre davantage d’argent dans les VIE, pour ces jeunes qui passent deux ans dans une entreprise à l’étranger”, a indiqué Franck Riester, ministre délégué au Commerce extérieur et à l’attractivité, lundi 7 septembre sur RFI. Cette mesure devrait s’ajouter à celles destinées, dans le plan de relance, à soutenir l’emploi des jeunes (6,7 milliards d’euros) et à aider les entreprises à l’export (247 millions d’euros).

Pour rappel, le Volontariat international en entreprise (VIE) permet à des jeunes diplômés de 18 à 28 ans de réaliser, à l’étranger, une mission d’ordre culturelle, environnementale, humanitaire, scientifique ou économique. Il peut être effectué auprès d’une entreprise française à l’étranger, ou d’une société étrangère qui a signé un accord de partenariat avec une entreprise française.

Un jeune intégrant ce dispositif peut exercer diverses mission, comme la prospection, des études de marché, ou encore du renforcement d’équipes locales. Le VIE n’est pas pour autant du bénévolat : ainsi, le volontaire perçoit une rémunération qui correspond à une indemnité forfaitaire, qui varie selon le pays au sein duquel s’exerce la mission.

 

Plus de 3 000 missions devraient être financées

Concrètement, selon le dossier de presse de présentation du plan de relance, l’État devrait prendre à sa charge 5 000 euros pour l’envoi d’un jeune sous statut VIE dans une entreprise de petite ou moyenne taille ; y compris des jeunes “issus de formations courtes ou venant des quartiers prioritaires de la politique de la ville”.

Plus de 3 000 missions seront financées, assure le gouvernement. À noter que ce coup de pouce représentera “entre 15 % et 20 %” des coûts de la mission.

 

 

Fabien Soyez

Fabien Soyez
Journaliste Web et Community Manager


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