Marché de l'emploi formation-jeunes

En 2015, près de 15 % des jeunes de 15 à 29 ans étaient sans emploi et sans formation

, par Pierre Tourtois

D’après une étude de la Dares, 14,7 % des 15 à 29 ans n’occupent pas d’emploi et sont sortis du système scolaire sans formation.

Publiée le 14 mars, une étude de la Dares -la direction d’études et de statistiques du ministère du Travail– en dit long sur le décrochage éducatif et professionnel des jeunes en France. En effet, en 2015, 14,7 % des jeunes de 15 à 29 ans étaient sans emploi et sans formation.

Si l’on rapporte cette statistique au nombre de Français de cette catégorie d’âge -11,3 millions-, ils sont 1,7 million à appartenir à la catégorie des NEETs, le fameux acronyme anglophone (Not in education, employment or training) désignant ceux qui ne sont ni étudiants, ni employés, ni stagiaires.

 

La France dans la moyenne européenne

Bien que cette donnée semble alarmiste, elle situe pourtant la France dans la moyenne européenne, qui est de 14,8 %.

Plusieurs pays ont des résultats bien meilleurs, comme le Royaume-Uni (12,7 %), l’Allemagne (8,5 %), la Suède (7,4 %) ou encore les Pays-Bas (6,7 %). A l’autre bout du spectre, l’Espagne (19,4 %) et l’Italie (25,7 %) sont particulièrement à la traîne.

 

Des jeunes sans perspective d’avenir de plus en plus nombreux

En observant l’étude de plus près, on voit que la part de NEEts est plus élevée chez les 20-24 ans (18 %) et les 25-29 ans (20 %). A fortiori chez les femmes entre 25 et 29 ans (24 % contre 16 % pour les hommes de la même tranche), souvent inactives suite à l’arrivée des enfants.

Enfin, la relance économique (toute relative) ayant suivi la crise de 2008 n’a pas profité aux NEEts. Par exemple, pendant l’année 2015, leur nombre a crû de 0,3 point alors que, dans le même temps, le chômage a baissé au sein de cette catégorie d’âge. D’après la Dares, cette hausse “s’explique par une augmentation du nombre d’inactifs qui ne sont pas en formation et une baisse du nombre de chômeurs en formation, ces deux évolutions faisant plus que compenser la baisse du nombre de chômeurs”.

Pierre Tourtois


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