Emploi

Thales Group: « Près de 90 % de nos recrutements se font en CDI »

Le groupe Thales, géant français des technologies, de la défense et de l’aérospatial, continue d’embaucher massivement, dans des secteurs sur la pente ascendante. Cette année, l’entreprise vise le recrutement de 3 000 personnes en France, en priorité dans l’ingénierie et l’industrie. Avec en perspectives des opportunités de formation et de mobilité interne variées. Entretien avec Mathieu Motillon, directeur France du recrutement de Thales Group.

Comment présenter le groupe Thales en quelques mots ?

Thales est un leader mondial des hautes technologies présent dans 83 pays, qui opère sur les secteurs de la défense, de l’aérospatial, de la cybersécurité et du digital. Nous avons 83 000 collaborateurs dans le monde et nous investissons dans les innovations, le numérique, la deep tech, l’intelligence artificielle… Les clients à qui nous apportons des solutions et des services peuvent être des entreprises, des organisations, des États. Étant donné les secteurs dans lesquels nous intervenons, nos activités se fondent sur trois piliers. D’abord, un aspect de sécurité et de résilience : nous assurons des missions critiques, parfois vitales, et nos systèmes doivent être fiables. Ensuite, de l’exigence éthique. Et enfin, une R&D responsable, vis-à-vis du progrès humain et des grands enjeux de société.

En 2025, vous recrutez de nouveau massivement ?

Nous sommes dans une phase de croissance durable, et cela se traduit dans nos besoins de recrutements. Sur 2025, nous projetons de recruter 8 000 personnes dans le monde, dont 3 000 en France. Près de 90 % de ces recrutements se font en CDI. Il faut aussi ajouter environ 1 500 mobilités internes et fonctionnelles qui devraient avoir lieu cette année pour soutenir cette dynamique, ainsi que l’accueil de plus de 3 000 jeunes en stage ou en alternance. Nous poursuivons un double objectif : faire croître nos activités et donc recruter des profils compétents, mais également intégrer des profils via de la formation. Aujourd’hui, l’ingénierie représente en France environ 40 % de nos besoins de recrutement et les métiers industriels entre 25 et 30 %, selon les territoires. Sur l’ingénierie, il y a une forte dynamique autour des profils IA, cybersécurité, développement de logiciels. Sur la partie industrie, on recrute beaucoup d’opérateurs de production, de techniciens de maintenance industrielle, de techniciens test et intégration.

Vous mettez également en avant votre politique de formation, pourquoi ?

Nous poursuivons un double objectif : faire croître nos activités et donc recruter des profils compétents, mais également intégrer des profils via de la formation. Beaucoup de nos technologies et de nos activités sont très spécifiques, et peuvent nécessiter des compléments de formation ou des formations à part entière. Il y a donc une logique de transmission des savoirs et d’apprentissage tout au long du parcours chez nous, portée par notre programme de développement des compétences « L’Entreprise apprenante » (Learning company) et par nos académies internes. Ces académies forment sur des domaines, des technologies, et proposent des formations transverses sur des corps de métiers. Par exemple, sur certains métiers industriels où il manque des profils qualifiés, nous recrutons pour former ensuite, notamment sur les compétences de câblage. Ou encore, sur notre site d’Étrelles (35) en Bretagne, spécialisé en microélectronique, nous recrutons sur la base de mises en situation et de tests d’aptitude, pour suite former pendant plusieurs centaines d’heures.

Ce sont là des arguments et des éléments d’attractivité importants de Thales ?

Tout à fait, ce sont des éléments d’attractivité, mais de fidélisation aussi. Je pense qu’aujourd’hui, quand une personne rejoint l’entreprise, elle souhaite construire un projet, se projeter. Et cela implique donc une réflexion autour du développement de ses compétences, de son employabilité, de sa motivation au travail. Outre la formation, cela passe aussi par la mise en place de processus de mobilité interne. Cela peut concerner des changements d’entités chez Thales, des changements de métier grâce à des passerelles et des formations. On a en interne la plupart des clés pour aider les gens à avancer, lorsqu’ils nous expriment une volonté de mobilité. C’est pour ça qu’il y a beaucoup de salariés qui restent chez Thales une bonne partie de leur carrière, et certains ont plusieurs vies professionnelles chez nous. Les opportunités de mobilité géographique sont aussi tangibles : le groupe est présent partout en France et se développe de plus en plus à l’international (Europe, États-Unis, Australie, Inde, Afrique, Moyen-Orient…).

Que dire du sens au travail que l’on peut trouver dans le secteur industriel et dans vos activités en particulier ?

On dit à nos collaborateurs et à ceux qui veulent nous rejoindre qu’ils font ou feront quelque chose qui a du sens et de l’utilité, pour la société et pour soi. Ce sentiment de travailler pour quelque chose de plus grand que soi, je crois qu’il est partagé par beaucoup. Et il y a aussi cette perspective de travailler sur des technologies de pointe, des systèmes complexes.

J’invite toutes les personnes intéressées à visiter notre plateforme carrière et emploi, elles pourront y créer un profil pour recevoir des offres et des informations sur nos métiers et nos activités. Nous sommes actuellement en pleine campagne de recrutement d’alternants, il reste près de 900 offres à pourvoir pour septembre. Et nous recrutons aussi ponctuellement des intérimaires pour différentes missions.

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