Que vous soyez en cours de reconversion ou que vous cherchiez à atteindre des objectifs de carrière variés, la formation en cours de parcours devient un indispensable. Le baromètre « Formation, reconversion et emploi : Comment renouer le dialogue entre les attentes des Français et les besoins des entreprises ? », présenté par le Groupe Igensia Education ce 17 novembre et réalisé par l’Ifop, confirme le constat. En effet, plus de 9 actifs sur 10 estiment que se former permet de s’adapter aux évolutions du monde du travail, évoluer dans sa carrière, se reconvertir, s’adapter aux transformations de son entreprise ou s’enrichir personnellement. « La formation est désormais perçue comme un impératif et non plus seulement comme une comme une option, analyse Nizarr Bourchada, directeur général adjoint en charge des partenariats entreprise, de l’alternance et de l’insertion du groupe Igensia. Elle est reconnue comme un facteur clé de la performance et de l’utilisation des talents. » Une importance d’autant plus notable quand on sait que près d’un actif sur deux (43 %) a le sentiment de ne pas avoir été bien accompagné par son employeur pour se former, évoluer dans sa carrière ou se reconvertir. « On assiste ces dernières années à une libéralisation du marché de la formation, qui fait que tout le monde peut facilement accéder à des cours en ligne et à des ressources pour monter en compétences et faire le lien avec son projet professionnel », ajoute Élodie Lombardo, directrice d’Igensia Pro Académie.
Un critère et un levier de carrière à privilégier
Du côté des candidats, la formation revêt aussi un fort enjeu en termes d’orientation de carrière et de choix de candidatures. Ainsi, 47 % des actifs font de la politique de formation des entreprises un critère de choix essentiel pour candidater à un emploi (67 % en ce qui concerne les étudiants), pendant que 60 % des dirigeants RH estiment que la stratégie de formation est devenue un critère essentiel d’attractivité et de rétention des travailleurs.
En revanche, un constat plus négatif s’impose : 35 % des dirigeants et des professionnels des RH pensent que les formations disponibles ne sont pas alignées avec les besoins du terrain en entreprise et 56 % des actifs estiment que leur formation initiale ne les a pas bien préparés à la réalité du monde du travail et à ses transitions. Et seuls 3 employeurs sur 10 estiment que les jeunes travailleurs sont bien préparés aux réalités du monde professionnel, tandis que 7 sur 10 identifient les compétences métiers – ou hard skills – comme le besoin le plus important de montée en compétences des nouveaux salariés. C’est là où des groupes de formation et d’écoles qui proposent de la formation continue comme le nôtre peuvent être sollicités, pour faire du sur-mesure à partir des besoins des employeurs et du marché du travail, et des besoins d’évolution des profils. Et il existe aussi des dispositifs consacrés à l’accompagnement des personnes en transition comme le CEP », commente Élodie Lombardo.
S’adapter aux mutations et préparer sa reconversion
Se former en cours de carrière est donc un atout de taille, un tremplin pour toute transition professionnelle et tout actif qui souhaite mettre à jour ses compétences et se familiariser aux nouvelles exigences du marché pour se rendre plus attractif (numérique, transition écologique…). Et pour cause, 33 % des employeurs pointent une pénurie de compétences métiers ou une pénurie potentielle de talents dans leur secteur. « Ce qui ressort, c’est qu’il n’y a pas encore assez de formations sur les grandes mutations du travail, et notamment vis-à-vis de l’intégration des défis des transitions numérique et écologique dans son activité, ou encore de l’égalité professionnelle en entreprise et des évolutions sociales », souligne Chloé Tegny, cheffe du groupe du département opinion de l’Ifop. Viser ces compétences et ces thématiques toujours plus recherchées en entreprise via grâce à des modules de formation continue est donc un levier de reconversion tout trouvé.
Toujours selon le baromètre, 1 actif sur 4 a vécu une reconversion professionnelle complète, tandis que six sur 10 ont vécu au moins une transition académique ou professionnelle (reprise d’études après une période de travail, mobilité interne, changement de statut, réorientation d’études…). Et, dans l’hypothèse d’un projet de transition de carrière, 41 % des actifs opteront pour le développement d’une compétence métier s’ils doivent choisir une formation. « La formation continue concerne le plus souvent des personnes qui ont ou qui ont déjà eu plusieurs vies professionnelles et qui cherchent à rebondir. Cela peut être une formation à temps plein pour les personnes déjà dans un processus de reconversion, ou à temps partiel pour des personnes encore en poste », rajoute Nizarr Bourchada.