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Quels sont les métiers et les secteurs les plus menacés par l’IA?

Face à l’automatisation et l’impact considérable des outils boostés à l’intelligence artificielle générative, les besoins en compétences évoluent. En effet, l’IA remplace déjà certaines tâches et transforme des secteurs d’activité. Et quelques métiers semblent particulièrement exposés. Un impact et des transformations qu’il s’agit de ne pas sous-estimer en tant que candidat.

D’ici à 2030, selon l’OCDE, 27 % des emplois pourraient être entièrement automatisés, au gré des évolutions des technologies d’intelligence artificielle et d’automatisation. En France, cela représenterait ainsi plus de 4 millions de postes directement menacés et près du double en cours de transformation profonde. Selon les secteurs d’activité, la projection varie. D’après les données partagées par Zety, plateforme de création de CV, dans son rapport Les métiers en France face au risque de l’IA, les filières qui devraient être les plus impactées par l’IA en France d’ici à 2030 sont les services administratifs (70 % d’emplois automatisables), le transport et la logistique (65 %), le commerce et la distribution (60 %), l’industrie (55 %), la banque et l’assurance (50 %), et la santé (40 %).

Au sein de chacun de ces domaines, grand pourvoyeur d’emploi et d’opportunités de carrière, l’IA s’intègre peu à peu aux processus métiers : pour gérer les mails et le tri de documents ; pour automatiser des entrepôts et conduire des véhicules autonomes ; en analysant des dossiers clients et des images médicales…

Les 10 métiers les plus menacés

Au cœur des domaines concernés par l’automatisation, des métiers sont en première ligne. Et pour établir un classement des professions les plus vulnérables à cet égard, Zety s’est appuyé… sur l’IA, pour croiser les données produites par les projections de France Stratégie, de l’OCDE, de l’Insee et du Forum économique mondial. Le résultat est le suivant, dans l’ordre du plus au moins exposé :

  1. Opérateurs de saisie / back-office : leurs tâches sont considérées comme entièrement automatisables.
  2. Caissiers / hôtes de caisse : les caisses automatiques et les magasins sans personnels se multiplient.
  3. Employés administratifs / secrétaires : l’IA est utilisée pour gérer les agendas, les mails et le tri de documents.
  4. Guichetiers bancaires : leur rôle est de moins en moins central du fait de l’usage du numérique et des bornes automatiques.
  5. Comptables / aides-comptables : des logiciels boostés à l’IA sont capables de réaliser des saisies, des bilans et des suivis.
  6. Téléconseillers / standardistes : les chatbots et les callbots traitent une part croissance des interactions client.
  7. Ouvriers d’assemblage : les robots industriels tendent à remplacer les tâches manuelles répétitives.
  8. Chauffeurs-livreurs : les véhicules autonomes et la logistique automatisée s’améliorent.
  9. Rédacteurs / traducteurs : la qualité de rédaction et de traduction de l’IA générative est de plus en plus élevée
  10. Graphistes / maquettistes : l’IA est capable de produire des visuels sur commande.

A contrario de ces professions hautement concernées par les tâches standardisées et numérisables, d’autres fonctions sont, pour l’heure, hors de portée de l’IA. Il s’agit des métiers mobilisant des compétences humaines jugées comme complexes (créativité, empathie, jugement) ou nécessitant une intervention physique. Citons par exemple les métiers du soin et de l’accompagnement (infirmiers, aides-soignants, éducateurs spécialisés…) ; de l’artisanat et du bâtiment (maçons, électriciens, plombiers, menuisiers…) ; du conseil et de la gestion humaine (coachs, managers, RH…) ; ou encore les professions artistiques (designers, scénaristes, artistes…) ou les techniciens de maintenance et les réparateurs.

Quels que soient votre domaine d’expertise et vos ambitions de reconversion, cette dynamique de l’automatisation progressive de toujours plus de tâches nécessite de réfléchir son évolution de carrière en conséquence. Qu’il s’agisse de se reconvertir vers un métier porteur, de se spécialiser pour mieux valoriser son profil ou de développer des compétences complémentaires. Le rapport de Zety conseille ainsi de se former tout au long de la vie professionnelle, en profitant du compte personnel de formation (CPF), du conseil en évolution professionnelle (CEP) et des possibilités de reconversion offerts par le projet de transition professionnelle (PTP), entre autres. En prenant soin de développer sa maîtrise des outils d’IA tout en renforçant ses compétences relationnelles et ses soft skills, de plus en plus recherchées.

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