La semaine la Semaine de l’emploi à la Sécurité sociale se tient du 21 au 25 septembre.
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La Sécurité sociale recrute : quels sont les métiers les plus recherchés ?

La Sécurité sociale recrute chaque année des milliers de salariés dans des métiers très variés. Certains profils sont particulièrement recherchés et les postes sont accessibles à des candidats aux parcours variés.

Du lundi 21 au vendredi 25 septembre 2026, la Semaine de l’emploi à la Sécurité sociale revient pour une quatrième édition avec 120 événements organisés partout en France. L’organisme, qui recrute environ 10.000 personnes chaque année, emploie près de 145 000 salariés, dont 20.000 managers, répartis parmi cinq branches : l’Assurance maladie, les Allocations familiales, l’Assurance retraite, l’Urssaf et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

« Nous avons près de 80 000 salariés côté Assurance maladie, le reste est réparti entre les autres branches. En tout, on compte environ 80 métiers différents », indique Alizé de Pioger, directrice de la communication de l’Ucanss (Union des caisses nationales de Sécurité sociale) à Rebondir. Des métiers qui vont de la relation avec les assurés aux fonctions juridiques, en passant par le contrôle, les ressources humaines ou encore l’informatique.

Quels profils recherche la Sécurité sociale ?

Si la palette des métiers de la Sécurité sociale est assez large, les besoins restent particulièrement importants dans la relation avec les usagers. « Le besoin qu’on a un peu en fil rouge, c’est sur les téléconseillers sur toutes les branches », explique-t-elle. Ces postes, accessibles pour des candidats titulaires d’un bac +2 ou bac +3 constituent une « porte d’entrée » dans l’organisme, selon elle.

Du côté de l’Urssaf, les métiers du contrôle sont particulièrement recherchés cette année. Une campagne de recrutement d’inspecteurs du recouvrement est d’ailleurs en cours. Ces derniers interviennent auprès des entreprises et des entrepreneurs pour vérifier qu’ils cotisent correctement et respectent leurs obligations en matière d’emploi et de contrats de travail.

Mais leur métier ne se résume pas au contrôle : « Il y a une dimension conseil, forcément, puisqu’à partir du moment où on détecte des choses qui ne sont pas forcément dans les clous, il y a forcément un accompagnement derrière », explique la directrice de la communication.

Du côté de l’IT, les besoins sont moins importants qu’en 2024, année durant laquelle une campagne de recrutement « assez ambitieuse » avait été lancée. Ces profils, très recherchés par les entreprises, sont aussi plus difficiles à attirer, notamment en raison de la concurrence sur les salaires. Des postes restent toutefois à pourvoir. « Au 17 septembre, sur les 1.200 offres publiées sur La Sécu recrute, 50 concernent l’IT », nous apprend l’Ucanss.

La Sécurité sociale propose des formations 

La Sécurité sociale met aussi en avant les possibilités d’évolution professionnelle, notamment pour les téléconseillers. Jusqu’ici, ces derniers pouvaient répondre aux demandes des usagers sans forcément aller jusqu’à la résolution de leur problème. « Aujourd’hui, on les forme à la fois à répondre à des demandes simples, mais aussi à trouver des solutions à des problèmes plus complexes pendant l’appel. C’est ce qu’on appelle le “middle office” et qui va nous prendre plusieurs années », indique-t-elle.

Ce type d’évolution implique forcément de développer de nouvelles compétences. Plus largement, 85% des salariés suivent une formation chaque année, selon l’Ucanss. Ces formations peuvent être directement liées au métier exercé ou porter sur de nouveaux sujets, comme l’intelligence artificielle ou le numérique.

Changer de poste est également possible sans quitter la Sécurité sociale. « Il y a beaucoup de possibilités de mobilité, que ce soit au sein de son organisme, d’un organisme à l’autre ou même d’une branche à l’autre », souligne Alizé de Pioger qui rappelle que l’ancienneté moyenne atteint 16 ans.

Des opportunités pour les candidats en reconversion

Les salariés de la Sécurité sociale ont la particularité d’avoir un contrat de droit privé, tout en exerçant une mission de service public. Les recrutements se font en CDI, en CDD, mais aussi en alternance, en stage ou en intérim. Et pas besoin d’avoir déjà travaillé dans la protection sociale pour tenter sa chance.

Les offres s’adressent à différents niveaux d’expérience et les personnes en reconversion peuvent aussi postuler. Pour illustrer son « volontarisme », l’Ucanss cite notamment le partenariat lancé en 2025 avec la Gendarmerie nationale. L’objectif était de permettre à des personnes qui partent en retraite relativement tôt de mettre à profit certaines de leurs compétences jugées « très utiles pour la Sécu ».

L’organisme met aussi en avant l’emploi des personnes en situation de handicap, qui représentent 9,29% de ses salariés. « On a les valeurs qui sont celles de la Sécurité sociale, la solidarité, l’ouverture et l’inclusion. Ça s’incarne réellement dans les politiques RH », souligne l’Ucanss. Pour postuler, les candidats peuvent se rendre sur le site La Sécu recrute, l’unique canal qui centralise l’ensemble des offres.

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