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L’apprentissage, une solution pour les jeunes diplômés en difficulté

, par Mathilde Seifert

Chaque année, près de 700 000 jeunes diplômés souhaitent entrer sur le marché du travail. L’arrivée de ces derniers dans la vie active est d’autant plus compliquée que la situation sanitaire et économique du pays est en tension.

Les offres d’emploi destinées aux jeunes diplômés sont en chute libre. Selon l’Apec, elles auraient baissé de près de moitié entre janvier et août 2020 par rapport à la même période en 2019. Pour palier ce manque, certains jeunes se tournent vers l’apprentissage. Ce sont ces mêmes jeunes, diplômés d’un niveau bac+5, qui sont les plus impactés par la crise. Ainsi, l’apprentissage se révèle un bon moyen pour repousser son entrée sur le marché de l’emploi.

Des chiffres communiqués par l’Iscod, l’école de commerce spécialisée dans les formations diplômantes par la voie de l’alternance, confirme cela. En effet, 7,6 % des dossiers de pré-inscription émanent d’un jeune diplômé et 8,4 % des admis avaient achevé leurs études et auraient pu chercher directement un emploi. Plus d’un alternant en poste sur 10 a déjà validé un bac+5.

 

“Une expérience en entreprise, en attendant une embellie du marché du travail”

“Dans la conjoncture actuelle, nombre de jeunes diplômés ont préféré retarder leur arrivée sur un marché de l’emploi en berne, et ont opté pour l’apprentissage, profitant des incitations financières accordées aux entreprises par le gouvernement”, explique David Izoard, directeur des relations entreprises de l’Iscod.

Et d’ajouter qu’ils “pourront ainsi renforcer leur compétences à la fois théoriques et terrain et enrichir leur CV d’une spécialisation et d’une expérience en entreprise, en attendant une embellie du marché du travail”.

 

 

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Mathilde Seifert


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